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Lundi 27 août 2012 1 27 /08 /Août /2012 10:27

9782742771905.jpg Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti, ed Babel, 7,50 euros, 253 pages

 

 Le résumé: Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape à l'oeil de la stèle qu'il fleurit assidument.

                    Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.

                   Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs levres et ils en restent tous deux éblouis....C'est le début d'une passion dévorante.

                   C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

 

 Mon avis: C'est l'exemple même du roman de Relay de gare. Acheté lors d'un trajet en train, parceque tout le monde en parlait, vite lu....et vite oublié.

                  Si l'histoire mignonette et l'écriture plutôt sympa peuvent séduire les amateurs du genre, je trouve que le tout manque sérieusement de piquant. Je n'ai réussi à m'attacher ni aux personnages, ni à l'histoire, un peu trop "l'amour est dans le pré" pour moi. Je trouve cela dommage que l'auteur s'enfonce dans les clichés du fermier bouseux aimant la broderie de sa mère et les bons petits plats et de la bibliothécaire cultivée aimant l'opéra et parler de Lacan.

 

                A réserver aux incorrigibles romantiques....ou aux voyages en train.

 

L'extrait: "Il y'à quelques semaines, j'ai vu pour la première fois la personne en deuil devant la stèle tape a l'oeil. C'est un homme de mon âge avec un blouson voyant et une casquette doublée avec caches oreillles. La caotte est à l'americaine, plus haute devant avec l'inscription LES FORESTIERS. Il etait très occupé à biner et à nettoyer la plate-bande.

                Presque rien ne pousse autour de la pierre d'Orjan. Il aurait probablement trouvé un petit rosier totalement déplacé, l'espèce n'a pas sa place dans le biotrope d'un cimetière. Et le fleuriste devant l'entrée du cimetière ne vends pas d'achillées ni de reines-des-prés.

                Le Forestier vient régulièrement à quelques jours d'intervalle, vers midi, toujours en trimballant de nouvelles plantes et des engrais. Il dégage cette fierté propre aux cultivateurs du dimanche, comme si la tombe était son jardin ouvrier.

                La derniere fois, il s'est assis à côté de moi sur le banc et il m'a observé du coin de l'oeil, mais sans rien dire.

                Il avait une drôle d'odeur et seulement trois doigts à la main gauche."

Par surletagere - Publié dans : ça parle d'amûûûûûr
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